21.04.2009

Face de bouc

Facebook a eu ma plume, alors rendez-vous sur ce site...à bientot

04.08.2008

Derniers jours à Quito

Notre voyage tire à sa fin. Rentrées à Quito depuis vendredi matin, nous sommes hébergées chez Marta, une amie espagnole qui vit à deux pas du parc de la Carolina. C´est idéal pour rejoindre le quartier de Bellavista, où se situe la fondation Guayasamín, dans la maison meme où l´artiste très prolifique a vécu. Sur les pentes de La Floresta, un autre beau quartier de la ville, celui de Guapulo, plus bohème et plus chic, fait rèver Lafuma avec ses cafés. Ils servent meme du thé chai au Chiquito...

A force de crapahuter toute la journée, on n´a plus guère de forces le soir pour profiter vraiment de la vie nocturne des peñas, ces endroits où l´on peut écouter de la musique in vivo. Mais on déguste nos dernières spécialités culinaires sur les marchés:le ceviche de concha (petites huitres noires) ou de camarón (crevettes) sur celui de Santa Clara, et les inégalables quimbolitos du gigantesque marché de Sangolki aujourd´hui pour prendre des forces avant de monter au Pasochoa. Réserve naturelle de bosque tropical, son sommet culmine à 4200 mètres. On accède à l´entrée du parc après une petite ascension de 6 km que nous avons effectuée surt le siège passager du 4 4 d´un jeune vieillard de 80 ans, descendant du célèbre conquistador Belalcázar. Pour le remercier de sa gentillesse, nous avons consenti à lui chanter la Marseillaise, après avoir d´abord refusé tout net d´entamer le chant barbare, on s´y est ensuite résolu en marquant toutefois des hésitations lui dévoilant notre ignorance en la matière. C´était mémorable, enfin c´était le prix du voyage !Vivement que Sarkozy remette l´hymne national au programme...
En échange il nous a appris qu´il était de la meme lignée que le président Correa Espinoza, lui aussi issu du viol des Indigènes par les Espagnols, quoiqu´en dise l´intéressé, puisqu´il parait que comme la plupart des métisses ici il refuse d´admettre qu´il l´est. Comme si les conquérants espagnols s´étaient reproduits tout seuls en débarquant sur le nouveau continent. Enfin ça donne des résultats tout à fait insolites lors des recensements qui ont lieu en Equateur, les métisses se déclarant indigènes par conviction politique, et les indigènes métisses par désir de reconnaissance !
Heureusement nous on n´a pas tous ces problèmes au pays de la Liberté, de l´Egalité et de la Fraternité, enfin c´est Ingrid qui le dit...rendez-vous mercredi en France pour vérifier !